Pérennisation de l’état d’urgence : le mot de Françoise Dumont


Un premier combat s’annonce pour juillet : celui qui concerne la fin de l’état d’urgence.

Sans jamais avoir fait la preuve de son efficacité, ce régime d’exception a conféré à l’administration un pouvoir qui confine à l’arbitraire. Il a entraîné une augmentation des restrictions aux libertés publiques bien au-delà du domaine de la lutte contre le terrorisme, et porté atteinte à la cohésion sociale au travers de mesures stigmatisantes, touchant de fait presque exclusivement des personnes de confession musulmane. Les rapports entre les citoyens, la loi et la puissance publique ont été bouleversés, cette der­nière pouvant mettre en cause des personnes à raison de comportements parfaitement légaux mais considé­rés comme révélateurs d’un risque pour l’ordre public.


La LDH attend que l’Assemblée nouvellement élue mette fin, dès juillet, à ce régime d’exception. Parce qu’il en est ainsi du calendrier législatif, c’est sans doute le premier combat que nous aurons à mener lors de ce quinquennat, et nous ne nous y soustrairons pas.

 

Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH, in LDH-Info, mai 2017, extraits

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